Liège : boulangerie chez Dominique Arnold de Sainte-Walburge, janvier 2010
par Delphine Fedoroff

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Vivre quelque part est beau quand l’âme est ailleurs. A la ville, quand on rêve de la campagne, à la campagne quand on rêve de la ville. Partout, quand on rêve de la mer.

Cesar PAVESE

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Entre cinéma et quotidien, documentaire et fiction,
raconter le monde tel qu’il nous arrive.
Bienvenue.

Derniers articles

  • 14 Jacques Duez – sauver sa peau face au pouvoir

    Rubrique GE n°03 - Le prof de morale Jacques Duez
    Le 30 avril 2010 par Emmanuel Massart

    Si tu es honnête avec toi-même : on n’arrête pas de mentir. On n’arrête pas de dire le vrai tel qu’on se le représente. On essaie toujours de trouver des raisons,… On trouve de bonnes raisons ! On ne veut pas mentir à l’autre parce qu’on ne veut pas lui faire de la peine. Enfin, tout ça est toujours bien intentionné, en général. J’ai fait avec les enfants un travail sur le mensonge. C’est nécessaire de mentir. Tous les enfants disent : « Oui, pour sauver sa peau. » « Donc, on ment par nécessité. » « Il y a des moments où on doit mentir sans quoi on reçoit des douilles, on est puni. »

  • 13 Jacques Duez – les problèmes des retrouvailles

    Rubrique GE n°03 - Le prof de morale Jacques Duez
    Le 30 avril 2010 par Emmanuel Massart

    Un des projets que j’ai aujourd’hui serait de remontrer un document ou deux avec certains anciens élèves comme Bertrand et de le filmer pendant qu’il regarde pour recueillir ses commentaires. Naturellement, il y a toujours énormément de plaisir et parfois un peu de gêne de ce qu’il a pu raconter, surtout à propos de ses amours. Il trouvait que le mariage était une hypocrisie. Il disait : « Allez, viens pas me dire que tu vois une belle fille, que tu n’as pas envie ! Et raconte pas d’histoire. » Il revoit ces images ado, avec sa copine… « Moi si je vois une fille bonne alors que ma copine est là, je la quitte et je m’en vais avec l’autre. »

  • 12 Jacques Duez – le plaisir des vraies questions

    Rubrique GE n°03 - Le prof de morale Jacques Duez
    Le 17 avril 2010 par Emmanuel Massart

    Un gosse a dit, un jour : « Mais, au fond, avec toi, on n’a rien appris, Jacques. Allez, qu’est-ce qu’on a appris ? » N’importe quel instituteur dirait : « Catastrophe ! Et il dit ça devant tout le monde ! » Mais oui, moi, je suis content de ne t’avoir rien appris. Parce que tu crois que tu n’a rien appris, c’est vrai. Mais tu as peut-être appris à réfléchir sur ce que tu savais. Parce que tout le monde a des savoirs, mais tout le monde n’interroge pas ses savoirs. Au fond, j’ai tenté de faire ça.

  • 11 Jacques Duez : les rencontres avec des artistes

    Rubrique GE n°03 - Le prof de morale Jacques Duez
    Le 17 avril 2010 par Emmanuel Massart

    Il y avait Sandro également, ce fameux Sandro qui ne croyait absolument rien de ce que disait Bury. Il le regardait, l’air de dire : « Tu as menti ! » Il reposait des questions pour savoir si réellement… « Et les ouvriers, là, pourquoi est-ce qu’ils ne signent pas parce qu’après tout, c’est les ouvriers qui font toutes tes sculptures, pourquoi ils ne signent pas ? »

  • 10 Jacques Duez : l’existence de ceux qui ont la parole

    Rubrique GE n°03 - Le prof de morale Jacques Duez
    Le 2 avril 2010 par Emmanuel Massart

    La littérature en pédagogie, ce sont des gens qui parlent à la place des enfants ou à propos des enfants. Mais ce ne sont pas les propos d’enfants. La majorité, enfin le discours majoritaire, c’est le discours d’un savoir. Souvent, on ne leur demande pas leur avis. C’est comme si un enfant n’a pas droit à une parole et à pouvoir dire le monde tel qu’il se le représente.

  • 09 Jacques Duez : paroles de proximité, paroles populaires

    Rubrique GE n°03 - Le prof de morale Jacques Duez
    Le 2 avril 2010 par Emmanuel Massart

    C’est ce que j’aime avec les télévisions de proximité. Quand ça passe à la RTBF, ça prend des dimensions, ça m’emmerde… A la RTBF, pour des tas de raisons, ça doit passer avec un réalisateur, et on va tout réorganiser, on va tout… Tu comprends, on va faire un document, un beau gros document de cinquante minutes. Moi, je préfère les petits trucs de rien du tout, de douze-treize minutes bruts, enfin, un peu nettoyés, et hop, les gens en font ce qu’il veulent. Moi j’aime bien le document de travail.

  • 08 Jacques Duez : le savoir et le vivant

    Rubrique GE n°03 - Le prof de morale Jacques Duez
    Le 22 mars 2010 par Emmanuel Massart

    C’est vrai qu’il y a des questions de savoir. Mais je pense qu’un gosse qui ne sait rien, il peut très bien, on peut très bien parler d’écologie avec lui. Parce qu’il a une expérience de la vie. Il sait ce qu’est une mouche. Donc, il a une expérience du vivant !

  • 07 Jacques Duez : une égale capacité à dire ce que l’on ressent

    Rubrique GE n°03 - Le prof de morale Jacques Duez
    Le 22 mars 2010 par Emmanuel Massart

    Il a la même capacité que toi, enfin que moi, de pouvoir dire le vrai tel qu’il se le représente, mais naturellement avec son bagage. Il n’a peut-être pas la même capacité que moi de dire des savoirs mais ça, c’est autre chose.

  • 06 Jacques Duez : la correspondance comme effet de montage

    Rubrique GE n°03 - Le prof de morale Jacques Duez
    Le 10 mars 2010 par Emmanuel Massart

    Très sincèrement je ne suis pas monteur… Imaginons : on travaille en classe cinquante minutes. Tout dépend si les enfants sont en forme mais disons que sur ces cinquante minutes, il y a dix minutes/un quart d’heure où vraiment tu es dans le noyau. Tout le reste, ce sont des incidents : « Reste tranquille s’il te plait ! » « Ecoute un petit peu ! » La classe est un lieu de débat mais avec toutes les dérives. Parfois, tu avais dix-quinze mômes ! Le montage permet de se rendre compte, de reconstituer l’essentiel, le noyau.

  • 05 Jacques Duez : rencontrer l’humanité à travers un écran

    Rubrique GE n°03 - Le prof de morale Jacques Duez
    Le 10 mars 2010 par Emmanuel Massart

    Il y a des documents où les gosses disent : « Il faudrait montrer à nos parents un petit peu du cours de morale. On ne dit quand même pas que des conneries. » Alors, j’invite des parents… Et Jean reconnaît que son fils est plus intelligent que lui… A présent, il va l’autoriser à avoir accès à certaines choses dans la maison, qui jusqu’alors ne l’étaient pas : « Touche pas, attends de grandir. »