Verviers : carte de Hodimont
Projet « Hodimont en V.O. » par Des Images et Le CAP

(pointeur vers le haut pour revenir à la page)

J’ai toujours essayé de faire des films parce que ça m’amusait. Mon principal objectif était ma propre joie, et une joie qui existe pendant la fabrication. Ce qui existe, c’est de faire : la joie du travail, la joie de fabriquer un objet, la joie pour un sculpteur de pousser la terre glaise avec son pouce, de tailler la pierre avec un marteau, ou pour un peintre de deviner les rapports qu’il y a entre un bleu et un rouge, et d’exprimer un petit morceau d’éternité avec ce rapport, n’est-ce pas, mais c’est pendant qu’on fait que ça compte...

Jean RENOIR, entretien avec Jean Eustache et Jacques Rivette pour « Cinéastes de notre temps »

Citation

Editorial

Editorial

Entre cinéma et quotidien, documentaire et fiction,
raconter le monde tel qu’il nous arrive.
Bienvenue.

Derniers articles

  • « Charlotte » de Florian Ecrepont : être parfaite entre guillemets

    Rubrique En quête de personnages
    Le 6 octobre 2008 par Emmanuel Massart

    Dès les premiers instants, la nudité des propos saisit le spectateur, nous tient à la gorge jusqu’à la fin. Mais ce qui me frappe avant tout, c’est la grande lucidité de Charlotte sur elle-même, la profondeur du regard qu’elle jette sur ses sœurs et sa famille recomposée, sur sa mère frustrée, pas heureuse et que c’est notre faute. C’est dans le corps que la jeune fille encaisse les coups : elle verse dans l’anorexie, veut contrôler sa vie à travers ce qu’elle mange pour répondre aux attentes, pour avoir une place.

  • En avant jeunesse n°06 : première expérience de la rue

    Rubrique En avant jeunesse ! : chronique de terrain
    Le 6 octobre 2008 par Emmanuel Massart

    L’éducatrice me désigne un muret sur le côté, lieu de rassemblement prisé. C’est notamment là qu’ils dérangent. Le bruit. Quelques enfants viennent nous saluer. On prend des nouvelles. Le contact est là et les enfants sourient en discutant. L’introduction d’un regard extérieur permet à Emma d’entrer dans un processus de valorisation de l’autre. En demandant comment s’est passée la journée, elle laisse la place au récit, à la description par les jeunes de leur vécu. Tout est dans la suggestion : si l’on n’a pas envie d’entrer dans les détails, rien n’y oblige.

  • B-docs n°02 : Portraits

    Rubrique ciné-club B-docs
    Le 29 septembre 2008 par Stefanie Bodien

    B-Docs présente ce mois d’octobre trois portraits où la parole tient un rôle central...

  • En avant jeunesse n°05 : vivre dans le même monde

    Rubrique En avant jeunesse ! : chronique de terrain
    Le 29 septembre 2008 par Emmanuel Massart

    Il n’y a rien de pire que de laisser quelqu’un seul avec son histoire, sans possibilité de la raccrocher à un espace plus large, à d’autres gens, à une langue, à une lutte pour l’égalité, un besoin de faire entendre à ses semblables que bien sûr, il y a terreau commun et que c’est toujours de cela qu’il s’agit avec le métier de vivre. Alors, comme le dit Bernard De Vos, du point de vue de la prévention, l’on ne peut pas faire la distinction entre Adam et Joe.

  • En avant jeunesse n°04 : qu’est-ce qui se passe 5 heures avant une soirée ?

    Rubrique En avant jeunesse ! : chronique de terrain
    Le 25 septembre 2008 par Emmanuel Massart

    L’enjeu est de proposer avec le bar lounge un récit possible de la soirée qui ne passe pas par l’alcool. Cela laisse de côté les raisons qui provoquent cette charge alcoolisée dans l’imaginaire des étudiants. Et ce n’est évidemment pas le soir de fête que cela va pouvoir être questionné. Qu’est-ce qui se passe les 5, 6 heures avant le début des festivités, quand règnent peut-être une sorte d’ennui, l’attente que quelque chose de fort démarre ?

  • Rencontre avec le collectif « Sans Canal Fixe »

    Rubrique Une semaine à Lussas
    Le 21 septembre 2008 par Lionel Ravira

    Nous nous faisons le plaisir de partager avec vous deux extraits de notre rencontre avec les membres de « Sans Canal Fixe ». Le premier extrait retrace le parcours de l’association. Dans le second, elle nous parle de ce qu’ils appellent « les programmes ». Ce sont les assemblages de courts métrages réalisés au sein du collectif depuis une dizaine d’années, aujourd’hui devenus de véritables archives...

  • En avant jeunesse n°03 : travailler contre l’impuissance

    Rubrique En avant jeunesse ! : chronique de terrain
    Le 21 septembre 2008 par Emmanuel Massart

    Bref, avant de savoir quel but poursuivre en travaillant avec des jeunes – cela veut dire quoi faire de la prévention ? - se posent d’innombrables difficultés de positionnement qui laissent pour une part le travailleur de rue, l’éducateur, dans l’impuissance, un peu esseulé, à se demander certains jours ce qu’il fout là. La réalité est lente et pourtant en fin d’année, il faut justifier de son travail face à l’institution et au conseil d’administration.

  • « La vie ailleurs » de David Teboul : filmer l’intime

    Rubrique Une semaine à Lussas
    Le 21 septembre 2008 par Lionel Ravira

    Toute la force du film réside dans cette circulation subtile de l’imaginaire. Cette circulation se fait entre les deux pôles du film. Le premier, l’histoire de l’homme –nous supposons le réalisateur- qui a quitté ces quartiers, racontée en off par une voix féminine. Le second étant constitué des habitants de la périphérie. D’un côté donc, un travail de remémoration d’où l’imaginaire ne peut que se développer. De l’autre, une réalité quotidienne qui ne peut finalement qu’ouvrir vers un ailleurs tellement l’environnement est étouffant.

  • Sylvain George : entre poésie et politique

    Rubrique Une semaine à Lussas
    Le 21 septembre 2008 par Lionel Ravira

    Ce qu’on ressent en regardant un de ses films, c’est le plaisir du cinéaste d’être avec l’Autre. C’est un cinéma de la rencontre. C’est le cinéma vu comme une manière d’établir une relation au monde. Par le biais d’un noir et blanc très contrasté, un processus de distanciation se crée face à l’évènement. Ce noir et blanc renvoie également aux références de Sylvain George comme le film des Newsreel sur les Black Panthers

  • Le cinéma de Thomas Ciulei

    Rubrique Une semaine à Lussas
    Le 21 septembre 2008 par Lionel Ravira

    C’est un cinéaste de la maîtrise. Il est impossible pour lui d’entrer dans une démarche de cinéma vérité. Ca lui est trop angoissant. « J’aurais l’impression de toujours courir après quelque chose » dit-il. Ce qui ne l’empêche pas d’admirer le travail de Jean Rouch qui selon lui « est le seul à réussir ce genre film ». Il a besoin de penser son film en amont. La pellicule, ça ne se gâche pas. Cette manière d’appréhender le cinéma confère au film un caractère fictionnel.