Verviers : carte de Hodimont
Projet « Hodimont en V.O. » par Des Images et Le CAP

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Une école : ça ne coûte pas cher, un peu de craie, un tableau noir, quelques livres qu’on peut se faire donner, quatre garçons un peu plus âgés pour enseigner, un conférencier de temps à autre pour venir dire gratis des choses nouvelles.

Les enfants de BARBIANA, Lettre à une maîtresse d’école, Mercure de France, P.122

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Editorial

Editorial

Entre cinéma et quotidien, documentaire et fiction,
raconter le monde tel qu’il nous arrive.
Bienvenue.

Derniers articles

  • Les trois vies de desimages.be : petite histoire

    Rubrique L’association
    Le 14 septembre 2008 par Des Images

    De manière inconsciente, en tout cas au début, le site a témoigné de ces glissements. D’archive de nos projections, il s’est ouvert progressivement et l’internaute de passage y a parfois perdu son latin. Il y avait un noyau de réflexion à retirer de notre actualité mais où le mettre, comment le défendre ? Des textes ont fait l’aller-retour entre rubriques, trouvant même parfois à être réécrits, réarrangés, effacés.

  • En avant jeunesse n°02 : un atelier couture dans la cité

    Rubrique En avant jeunesse ! : chronique de terrain
    Le 14 septembre 2008 par Emmanuel Massart

    Avec les élus communaux, ce n’est pas mieux, intervient Théo. Tu veux faire un atelier de rap. Tu as le politicien, il t’écoute, il prend des notes, il te regarde vraiment et puis il rentre chez lui et le lendemain, il te propose de faire un atelier couture. C’est ça les politiciens. Si tu t’en fous, moi aussi, je men fous. Déterminé, il termine, approuvé par le groupe : L’égalité, ça n’existe pas. C’est un mot pour calmer les gens.

  • 15 - Marie-José Mondzain : pour ne pas en finir

    Rubrique Séminaire formes de lutte et lutte des formes
    Le 13 septembre 2008 par Emmanuel Massart

    Les témoins défilent à la barre pour parler de leur histoire aux avocats du Fond monétaire. Pourra-t-on se lever pour raconter son histoire ? Trouverons-nous la justesse des mots et surtout la démarche pour s’avancer vers la caméra ? Geste terrible, trop pour l’un des témoins qui après avoir décliné son identité restera muet, aphone, et s’en retournera au fond du plan dans la masse du petit peuple. Revenir au fond de l’image à force d’avoir vu le cinéma ne donner de la place qu’à ceux qui sont tout devant, au premier plan, bien au milieu. Les Européens, les Occidentaux.

  • 14 - Marie-José Mondzain : « Film » de Samuel Beckett

    Rubrique Séminaire formes de lutte et lutte des formes
    Le 13 septembre 2008 par Emmanuel Massart

    Film raconte l’impossible solitude de la vie, le fait qu’il y ait toujours au moins quelqu’un face à soi, ne serait-ce que son propre reflet dans le miroir. Le réel fait sans cesse retour, se joue même au travers de ses retours. Ainsi d’un chat, d’un chien que le personnage tente de congédier en les mettant à la porte de chez lui mais qui rentrent de nouveau. Ainsi d’un poisson ou d’un perroquet qui ne présentent que leur simple regard et qui seront toutefois recouverts d’un tissu.

  • 13 - Marie-José Mondzain : « Tableau avec chutes » de Claudio Pazienza

    Rubrique Séminaire formes de lutte et lutte des formes
    Le 13 septembre 2008 par Emmanuel Massart

    Le tableau de Breughel apparaît ici une Belgique grouillante autour de laquelle chacun revient comme un mystère tantôt délicieux tantôt tragique. Un homme laboure son champ avec une charrue à l’avant plan. Un homme tombe au loin dans la mer. Quels liens se jouent entre ces deux plans ? Quelle place entre ces êtres séparés qui visiblement ne se parlent pas ? Le film tâche de constituer a contrario un espace commun, un feuilleté de voix, de visages, d’histoires comme autant de points de chute tendus vers le cinéaste qui les convoque comme autant d’amis.

  • 12 - Marie-José Mondzain : « Les pompiers de Santiago » de José Bersoza

    Rubrique Séminaire formes de lutte et lutte des formes
    Le 13 septembre 2008 par Emmanuel Massart

    Cette façon de filmer le corps des pompiers, un corps sans tête, donnera une acuité nouvelle et singulière au final du film où le cinéaste croise le regard d’une dernière famille sur le pas de leur porte, une dizaine de personnes apparaissant de face, avec tout ce qu’elles sont, cause commune face aux disparus. Deux corps collectifs filmés comme autant de manières de représenter permet de traduire en cinéma ce qui se trame entre les lignes du récit et comment il souhaite y répondre.

  • 11 - Marie-José Mondzain : « Les Mots et la Mort » de Bernard Cuau

    Rubrique Séminaire formes de lutte et lutte des formes
    Le 13 septembre 2008 par Emmanuel Massart

    Evoquer les années 50 à l’Est rappelle d’abord à nos yeux de spectateurs contemporains la croyance collective du peuple face à l’avènement d’un temps nouveau – le commentaire des actualités insistant sur l’arrivée des Russes en 45 comme les sauveurs de la nation. C’est la Grand-Place occupée de part en part par une foule démesurée, acquise au discours présidentiel proféré dans les hauts parleurs. C’est le stade national où une gigantesque chorégraphie collective symbolise l’harmonie parfaite où aucun corps ne dépasse. Où rien ne doit dépasser.

  • 10 - Marie-José Mondzain : Fiat et Godard

    Rubrique Séminaire formes de lutte et lutte des formes
    Le 13 septembre 2008 par Emmanuel Massart

    Un autre enjeu pour le spectateur est d’occuper nos images, celles qui ont mis en lumière les grands récits collectifs et fait du cinéma un acteur de l’histoire. Marie-José prend ainsi pour exemple une publicité Fiat qui colonise certaines de ces images, invoquant le « nous » de l’histoire collective pour le refermer sur une voiture à acheter. Le risque, ce n’est pas la voiture, c’est tout ce qui referme les sens et le sens sur l’acte réglé et fini de la consommation, mode identitaire du marché.

  • 09 - Patrick Leboutte : filmer la parole politique

    Rubrique Séminaire formes de lutte et lutte des formes
    Le 13 septembre 2008 par Emmanuel Massart

    Le point de vue des cinéastes n’est pas univoque. Il y a d’abord l’intérêt de Jean-Louis Comolli pour la parole politique qu’il filmera à la fois avec acuité mais loyalement tout au long de sa série marseillaise qui commencera plus tard et qui s’intéressera aux scrutins locaux. Cette parole politique se dépose dans l’espace d’un film, dans l’espace d’un point de vue, à l’encontre de l’époque actuelle où elle n’est plus considérée que comme parole médiatique, télévisuelle, superficielle et traitée le plus souvent dans des débats ping-pong.

  • 08 - Patrick Leboutte : « Pour la suite du monde » de Pierre Perrault

    Rubrique Séminaire formes de lutte et lutte des formes
    Le 13 septembre 2008 par Emmanuel Massart

    Perrault est un type qui vient de la radio, qui a un sens des mots, de l’essaimage et du plaisir de la parole dans ses films. Sa manière de travailler est d’enregistrer le son de multiples conversations de l’Ile-aux-Coudres, fasciné par l’art du récit, simple et discret, avant de les retranscrire fidèlement pour constituer un récit en les réagençant.