Verviers : carte de Hodimont
Projet « Hodimont en V.O. » par Des Images et Le CAP

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J’ai toujours essayé de faire des films parce que ça m’amusait. Mon principal objectif était ma propre joie, et une joie qui existe pendant la fabrication. Ce qui existe, c’est de faire : la joie du travail, la joie de fabriquer un objet, la joie pour un sculpteur de pousser la terre glaise avec son pouce, de tailler la pierre avec un marteau, ou pour un peintre de deviner les rapports qu’il y a entre un bleu et un rouge, et d’exprimer un petit morceau d’éternité avec ce rapport, n’est-ce pas, mais c’est pendant qu’on fait que ça compte...

Jean RENOIR, entretien avec Jean Eustache et Jacques Rivette pour « Cinéastes de notre temps »

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Editorial

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Entre cinéma et quotidien, documentaire et fiction,
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    Le 5 juillet 2006 par Des Images

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  • LE CINEMA COMME ANTIDOTE. A propos de « Ils ne mouraient pas tous... » de Roudil et Bruneau

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    Le 2 juillet 2006 par Patrick Leboutte

    Trop tard. Le cinéma arrive trop tard, et ce n’est pas la première fois. Trop tard parce qu’au moment du tournage, la messe est dite : certes, ils ne meurent pas tous, mais déjà tous sont frappés, et quand commence pour nous le film de Sophie Bruneau et Marc-Antoine Roudil, depuis longtemps le mal est fait (...)

  • Des Images dans les jardins de Liège et d’ailleurs / été 2006

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  • La fleur maigre (I) - Paul Meyer, comment vous dire notre amitié ?

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  • La fleur maigre (II) - Paul Meyer, comment vous dire notre amitié ?

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    Le 9 juin 2006 par Emmanuel Massart

    Le film est hanté par la transmission de cette histoire ouvrière immigrée que symbolise la rencontre entre Domenico et le jeune Luigi. Tout en haut du terril, il prend ce dernier par l’épaule et en contemplant les corons et les mines, il déchiffre le paysage et son histoire tragique : Borinage, charbonnage, chômage. Paul Meyer ne cache rien de la douleur et de l’incertitude pour ces générations venues trouver de quoi subsister dans nos régions.

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    Le 2006 par Des Images

    Ce qui est très beau et qui fait la complexité de la chose – quand je dis cela, ça énerve tous ceux qui ont du savoir – c’est que cela vient ou non, cela vient et pas chez le voisin alors que l’on regarde le même film. Cela peut arriver avec un film de merde. Cela m’arrive d’avoir des émotions, notamment quand j’étais petit, avec des films de merde. J’ai mieux compris qui j’étais avec des films de Walt Disney.

  • 16 - Fiction et documentaire

    Rubrique Séminaire I / Avoir 20 ans aujourd’hui
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    Rubrique Séminaire I / Avoir 20 ans aujourd’hui
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    Dès que quelqu’un vous dit : d’un côté il y ça et de l’autre il y a ça, c’est foireux. C’est un peu caricatural et schématique. Je dis cela parce que nous n’avons que quelques heures et il faut se faire comprendre. Evidemment, il y a des gens entre les deux, qui voyagent de l’un à l’autre. Ce que j’essaie de définir là-dedans, c’est tout de même l’idée de processus. C’est en faisant que l’on va trouver les choses. L’acte de faire est ce qui va révéler pour le cinéaste dans son rapport au monde, une attention au sujet, ce genre de choses.