Verviers : carte de Hodimont
Projet « Hodimont en V.O. » par Des Images et Le CAP

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Le programme de la journée

14h00 Déjà s’envole la fleur maigre
- Paul Meyer, 1959, 90 min.

La première journée d’une famille de mineurs siciliens débarqués dans une cité charbonnière du Borinage en déclin alors que parallèlement, un vieil immigré désillusionné s’apprête à retourner en Italie.

Ainsi mange-t-on toujours dans un film de Meyer, comme on y joue, comme on y travaille, comme on y danse souvent : gestes - ou mieux, rites - essentiels, charnels, immémoriaux, qui dotent le présent d’une origine et l’inscrivent dans une persistance.

(Patrick Leboutte, in Une encyclopédie des cinémas de Belgique, Yellow now)

16h30 Femmes-machines
- Marie-Anne Thunissen, 1996, 52 min.

La grève des 3.000 femmes-machines de la Fabrique Nationale d’armes de Herstal réclamant l’égalité de salaire avec les hommes. C’était en février 1966. Quelle trace trente ans plus tard pour celles qui l’ont vécue ?

Ces films le plus souvent passent par la parole et un corps particulier qui sont d’ailleurs rarement en position dominante face aux patrons. Mais pour qu’il y ait parole, il faut qu’il y ait un désir d’écoute. Le travail d’un cinéaste, c’est de créer les conditions pour que cette parole soit désirée. Travailler pour que cette parole puisse se déposer quelque part.

(Echange durant le Séminaire IV Des Images)

20h00 Dialogue entre deux expériences de cinéma engagé
- Les Groupes Medvedkine, Besançon et Sochaux, 1967-1974
- Le Groupe Boris Barnet, Paris, depuis 2004

Ciné-tracts, lettre et autres petites choses. (Durée : 2h environ)

Deux moments où la question « Qu’est-ce que le cinéma ? » cherche un envers concret : « A qui sert le cinéma si ce n’est à nous-mêmes ? » Parce qu’il est notamment question ici d’exhumer cette part du travail tenue au sinon invisible pour ceux qui ne la subissent pas directement.

Les invités de la journée

Paul Meyer
- Ayant travaillé pour la télévision belge (francophone et néerlandophone) depuis les années 50 jusqu’au milieu des années 80, Meyer a réalisé « Déjà s’envole la fleur maigre » en 1959, film salué par l’Italie et la France comme un chef d’oeuvre néo-réaliste mais n’ayant jamais bénéficié de sortie officielle dans nos plates contrées. Nul n’est prophète en son pays.

Georges Binetruy
- Caméraman du Groupe Medvedkine de Besançon, collectif de prolos cinéastes actifs au tournant des années 70. En bon ouvrier soucieux de son matériel, il a d’abord appris à monter et démonter l’outil caméra comme à l’usine, comme une arme de combat aussi. Une fois l’œil dans le viseur, Binetruy a découvert l’intensité du cadrage cinématographique du monde, expérience de la relation avec ceux que l’on filme.

Le Groupe Boris Barnet
- Le groupe boris barnet s’inscrit dans une lutte politique. Une lutte née en France l’été 2003, du refus de la réforme de leur système d’assurance-chômage par les intermittents du spectacle, rassemblés dès lors en une coordination des intermittents et précaires. (www.cip-idf.org)

Une lutte qui fut d’emblée plus vaste, irréductible à tel ou tel objet contre lequel elle s’élève, à tel ou tel projet qu’elle défend. Elle pourrait être définie comme le champ d’un agencement du sensible, une pratique s’élaborant en reliant des évènements ou des situations qui semblent à première vue éloignés les uns des autres. Non pas une convergence des luttes. Mais rendre visible ce qui est invisible et établir un partage, une fabrique du commun. C’est là une sorte de point commun, de nœud entre la politique et le cinéma.

Les animateurs de la journée

Patrick Leboutte
- Critique itinérant, essayiste et marcheur, il est enseignant à l’Insas. Il conçoit régulièrement des programmations et anime de nombreux séminaires dans l’esprit de la revue « L’image, le monde » dont il fut le fondateur et le rédacteur en chef. Dernier ouvrage publié : Ces films qui nous regardent : une approche du cinéma documentaire. (2002)

Emmanuel Massart
- Animateur principal de Des Images, il y a notamment initié le projet des Vues Liégeoises, référence aux frères Lumière et journal intime collectif de la ville par ceux qui la vivent ainsi que Des Images dans les jardins, occupation pacifiste du cinéma dans le jardin de particuliers consentants, durant l’été et s’il ne pleut pas.

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