Verviers : carte de Hodimont
Projet « Hodimont en V.O. » par Des Images et Le CAP

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Le dimanche 29 octobre 2006, Nous avions invité Paul Meyer à présenter son oeuvre maîtresse « Déjà s’envole la fleur maigre », film mythique pour les uns mais méconnu pour le plus grand nombre. Une première rencontre avait déjà eu lieu le samedi 25 mars 2006 lors d’Images sauvages n°3 consacré au travail et réunissant également Georges Binetruy du Groupe Medvedkine de Besançon. Un moment particulier dans l’histoire de cette association, donc. Il y eut plus tard à Bruxelles une autre belle rencontre, avec René Vautier pour les 10 ans du cinéma Nova. Et entre ces soirées de projection, des bouts d’après-midi à discuter autour d’un bon repas avec Anne Michotte, sa compagne.

Ce 29 octobre 2006, Paul Meyer avait été sensible à l’ambiance chaleureuse de l’Aquilone où nous organisions la soirée, à la modestie et l’attention du public venu saluer l’homme de cinéma. Paul avait ainsi tenu longtemps debout, devant les questions, les enthousiasmes et les colères. Un ancien ouvrier italien lui demandant : « Combien valions-nous de sacs de charbon ? », le vieil homme à la longue veste de cuir marron avait répondu malicieusement : « Oh, sûrement moins que vous ne pensez ». Les plus jeunes s’étonnaient que malgré les difficultés, un lien était là, dans l’air de chaque prise, qui rendait le film possible et l’histoire même du Borinage.

Nous n’oublierons pas.

Emmanuel Massart

« Déjà s’envole la fleur maigre » met en scène l’arrivée puis l’installation d’une famille d’immigrants siciliens dans le Borinage, région charbonnière en déclin, le jour où Domenico, ouvrier mineur depuis dix-sept ans, décide de rentrer au pays. Les premiers débarquent remplis d’espoir, l’ancien quitte la région sans illusions : il sait que les charbonnages sont voués aux fermetures et le pays minier promis à la casse, il pressent que mémoire collective et culture ouvrière sont condamnées à s’éteindre.

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