Verviers : carte de Hodimont
Projet « Hodimont en V.O. » par Des Images et Le CAP

(pointeur vers le haut pour revenir à la page)

Wild is the wind

  • Vous êtes sur la partie blog du site Wild is the wind. Veuillez visiter le site pour en savoir plus. Pour ajouter un commentaire, un lien est présent en fin de cet article.

    You are currently on the blog section of the website Wild is the wind. Please, visit the site to get more information. To post some comment, you will find the link at the end of this article.

Autres articles dans cette rubrique

Recherche

Accueil du site // Wild is the wind // 00 Un jour, elle m’a demandé

[English Version here]

Un jour, Annick m’a demandé. De garder une trace de ce voyage de trois mois qui doit nous mener aux confins de l’Asie, de août à novembre 2013. C’était un jour de février, ce drôle de mois où personne ne lève la tête pour regarder par la fenêtre parce que dehors, il fait toujours nuit. C’était six mois avant de partir. Tout reste encore à écrire, de soi, des autres.

Je n’aime pas rassembler trop d’images de mon vécu personnel... Je n’ai pas trouvé de réponse à ce constat : nous possédons aujourd’hui des moyens techniques inégalés mais nous les maintenons dans la sphère personnelle. Cette accumulation d’images pour soi résonne comme un manque à gagner d’expériences, une défaite.

Un jour, elle m’a demandé. Même écrire sur ce site, de cette manière, me paraît forcé. Tout de même, j’essaie. De pouvoir tout autant donner des nouvelles à maman, prêter (un peu) à sourire les amis, offrir une porte d’entrée à l’inconnu qui traîne en chacun de nous.

J’ai cherché modestement à nous mettre au travail, à relier le lointain et le proche, par une question faussement simple et peut-être universelle. Quels sont vos rêves ? (What are your dreams ?) De Bruxelles à Phnom Penh, de Liège à Bangkok, de Gent à Rangoon, de Verviers à Ventiane.

Peut-être est-ce mieux de demander à d’autres plutôt que de répondre soi-même ?

J’ai construit wildisthewind.net un mois avant le départ. Je n’ai rien lu ou presque de ces pays, parce que toute lecture m’aurait paru insuffisante, qu’elle n’aurait amené ni l’expérience à venir, ni un choix a priori définitif. Rien ne remplace le pas dans la terre.

J’ai rencontré quelques amis, des têtes moins connues, pour leur demander de devenir un élément d’un ensemble plus vaste. Ils m’ont offert un bout de leur voix parfumée, une pièce de leur rêve. Ce n’est pas rien. A présent, il va falloir relier tout cela, rencontrer, voir, sentir. Gaiement. Si ça ne marche pas ? Tant pis.

A côté de ces sentes sonores, il y a un peu de nous à travers les classiques images (|| Images), le blog que vous lisez en ce moment (|| Poste restante), et la terre qui continue à tourner... Je vous laisse découvrir || 6MOIS, || Vidro de azul et quelques éclats ramenés du web || Pinned on the web.

Je ne sais pas si tout cela fera autre chose qu’une somme éparse de bons sentiments. J’aimerais surtout ne pas rompre les ponts, chacun respectivement dans son état personnel de la vie. Plus je vieillis, plus j’ai des doutes et plus je m’en remets aux autres, baptisés de ce beau mot de l’amitié.

Un jour, Annick m’a demandé quelque chose. Est-ce que nous serons sauvages comme le vent ? J’ai gardé pour ma part cette interrogation : Y a-t-il de la vie ? Ici ? Ailleurs ? Sur Mars ?

Je vous embrasse,

Emmanuel.

Répondre à cet article