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Biographie de René Vautier

René Vautier est né le 15 Janvier 1928 à Camaret-sur-Mer dans le Finistère. Il s’engage dans le maquis à l’âge de 16 ans puis intègre l’IDHEC à la libération sous l’impulsion de ses camarades de combat. A 21 ans, il est engagé par la Ligue de l’enseignement pour montrer la vie en Afrique Occidentale française. Scandalisé par la violence coloniale, il entre en conflit avec les officiels français et décide de montrer ce qu’il voit. Ce qu’il arrivera à sauver du résultat de ses tournages s’intitulera Afrique 50, considéré aujourd’hui comme le premier film anti-colonial français. Cet anticolonialisme ne le quittera jamais et, en 1957, il part en Algérie filmer la guerre d’Indépendance du côté des algériens, installé dans le maquis du FLN. En 1972, il tourne Avoir 20 ans dans les Aurès, l’un de ses films les plus connus et fiction autour d’un groupe de pacifistes mobilisés en Algérie toujours et confrontés à l’horreur de la guerre coloniale.

Beaucoup de ses films ont disparu, comme la plupart des témoignages d’algériens reconnaissant formellement le lieutenant Le Pen comme leur tortionnaire, qu’il rendra publics en 1988, dans A propos de l’autre détail. Quelques temps plus tard, René Vautier retrouvera ses archives détruites à la hache... Il ne cessera de s’engager, caméra au poing, aux côtés des opprimés de la terre entière et ne manquera pas en tant que cinéaste-témoin, les premières heures d’aucune des grandes luttes de la seconde moitié du 20ème siècle : anti-coloniales, anti-apartheid, féministes, sociales, écologiques...

René Vautier représente l’archétype du cinéaste engagé, l’exemple héroïque de son courage intellectuel et physique a inspiré nombre de réalisateurs et techniciens. La nature militante de son cinéma s’appuie d’une part sur une rigueur plastique, capable de faire au présent immédiat l’hommage de sa grandeur épique, et de l’autre sur une constante inventivité formelle, qui l’ont aidé à surmonter en toutes circonstances les difficultés pratiques liées à son oeuvre « d’intervention sociale ». Son slogan pourrait être, selon ses propres termes : « écrire l’histoire en images, tout de suite ! »

Nicole Brenez

Parmi les jeunes diplômés de l’IDHEC, le Breton René Vautier tranche à la fois par son allure et ses convictions, il pense visiblement que lorqu’un mur se dresse sur la route de ce qu’il veut montrer, la seule solution consiste à foncer dans le mur, caméra au poing et tête en avant. Une tête de Breton, les murs n’ont qu’à bien se tenir.

Georges Sadoul, 1951

 Programme d’Images sauvages n°5
 René Vautier à propos de la transmission
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