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Pour la rentrée de « B-docs », trois films racontant des trajectoires contraintes, des vies intimes qui, en se déplaçant, touchent à l’universel...

1. Chronicles#1 Wojtek Kotowicz
de Frederik Depickere et Pablo Castilla - 10 minutes - B2006 - Hogeschool Sint Lukas Brussel

Wojtek Kotowicz est arrivé en 2004 en Belgique. C’est après que sa femme soit partie avec leur fils que cet immigré polonais a voulu commencer ici une nouvelle vie. Il gagne sa tartine sur les chantiers. La solitude l’amène toutefois à conclure que sa nouvelle vie n’est pas meilleure.

2. Pour vivre, j’ai laissé
réalisation collective - 30 minutes - B2005 - Production Gsara

« Septembre 2004 des cinéastes [1] rencontrent un groupe de demandeurs d’asile. Ceux-ci s’emparent de la caméra et filment eux mêmes leur intimité dans ce centre pour réfugiés. » Carton d’introduction du film.

Né d’une démarche militante, concrétisé sous la forme d’un atelier vidéo, le film est avant tout un incroyable acte cinématographique brut qui transcende la dynamique habituelle d’atelier pour accéder, enfin, au cinéma. Car bien au-delà du récit de vie, du constat ou du témoignage, le film travaille une autre dimension, celle du lien, de l’écoute, du « nous-ici-ensemble ». Et par un subtil jeu de miroir, il questionne enfin les frontières de notre regard sur les demandeurs d’asiles, et pose la limite de la compréhension du monde à travers l’unique lorgnette de l’image brute du réel. Un film comme celui-ci, par sa poésie et son épure, ouvre enfin un champ de sens et de lien possible. Ceci n’est pas un film d’atelier au sens classique du terme, où des cinéastes armés du pouvoir de l’outil et de la connaissance du cinéma investiraient un lieu et guideraient des personnes vers l’expression de leurs récits de vie. Ici, on assiste enfin à une réelle appropriation d’une expression poétique, métaphorique, politique... donc cinématographique de leur intimité. Ici les frontières du cinéma d’intervention sociale explosent et un pas essentiel est franchi.
Javier Packer-Comyn

3. Carnet de notes à deux voix
de Rajae Essefiani & Frédéric Fichefet - 34 minutes - B2001 - Artemis Production, KunstenFestival des Arts et Gsara

Ce film est une émeute. Pas de celles que l’on regarde à la télévision. Pas de celle que l’on mate et que l’on oublie. Ce film est une émeute invisible et silencieuse entre une fille et un ministre.

Un matin de septembre, le ministre murmure à l’oreille de la fille : « Je me demande s’il y a un lien entre l’origine ethnique et la criminalité ». La terre tremble, la fille grimpe au mur. Elle pense aux jeunes qu’elle croise dans la rue, elle pense à ses frères, à son père. Oui, elle pense à son père qui ne veut plus la voir, à cette lettre d’archives de 1964 qui invitait les Marocains à venir travailler en Belgique. Et aux années 80 où des hommes politiques lançaient des « à bas les immigrés ».

Et c’est comme un tremblement de terre natale.

En bas du mur, un garçon venu de nulle part la regarde. Ensemble, ils décident de partir en quête d’une histoire belge, celle de l’immigration maghrébine. Un film en plusieurs étapes . Carnet de notes à deux voix en est le prologue.

Ailleurs sur le net

Voir Pour vivre, j’ai laissé en intégralité sur le site de La Famille Digitale.


B-Docs N°09 : Immigration
Dimanche 25 octobre 2009 à 18h
L’Aquilone - 25, Blvd Saucy, 4020 Liège
En présence des réalisateurs (sous réserve)

Le même programme sera diffusé à Bruxelles
chez Kranfilm la semaine suivante.
Kranfilm : 26 Place Saint-Géry, 1000 Bruxelles

notes:

[1] Bénédicte Liénard, Valérie Vanhoutvinck, Guldem Durmaz, Hervé Brindel, Omar Perez et la photographe Dominique Gastout

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