Verviers : carte de Hodimont
Projet « Hodimont en V.O. » par Des Images et Le CAP

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Accueil du site / Geste quotidien / Quartier de Hodimont : journal de travail / Des portraits de Hodimont / Trajet/Rencontres : 08 février 2011
Bosquet (rue du), Fyon (rue), Hodimont (rue de), Magnée (cour), Parotte (pont), Saucy (rue de)

Première halte sur le site du Terrain d’Aventures où je rencontre une habitante de la Cour Magnée (Cour qui donne sur la rue de la Chapelle et où les bureaux du CAP se trouvent), qui se tient là, debout au soleil, à côté de sa sœur arrivée il y a quelques mois de Roumanie. Elles discutent en surveillant leurs enfants qui jouent sur la dalle. Je dis quelques mots du projet Hodimont en Version Originale, mais je sens peu d’ouverture : « Si on pouvait vivre ailleurs que dans ce quartier, ça nous arrangerait ».

Toujours au Terrain d’Aventures, j’échange quelques mots avec une animatrice occupée avec un groupe d’enfants à travailler sur un projet de plantation d’arbustes, d’arbres et de fleurs sur l’espace extérieur du Terrain : « Ce projet les concernent directement, ils seront les premiers à bénéficier de cet espace plus vert, plus fleuri. On peut parier que ceux qui se sont investis dans ce travail respecteront davantage le lieu. »

Devant le lavoir rue de Hodimont, je salue Jaïm adossé à l’entre-porte du lavoir. Souriant, il attend et regarde les gens passer. Il attend que le propriétaire du lavoir (le poissonnier de la rue de Hodimont) vienne dépanner la machine à laver dans laquelle son linge est bloqué. Je lui propose de m’arrêter chez le poissonnier en passant pour lui rappeler que Jaïm attend… Pour le cliché, il est tout à fait preneur et éprouve même une certaine fierté à être pris en photo.

Un court échange avec 3 jeunes gars assis sur le mur, ils ne sont pas contre un petit cliché mais quand je déclenche la photo, leurs regards fuient...

Les coordinateurs de la Maison des Jeunes de Hodimont passent par là, saluent les gaillards (des habitués de la MJ) qui profitent de la rencontre pour se plaindre un peu de la fermeture temporaire de la Maison des Jeunes et pour un peu titiller les coordinateurs…

Halte chez le poissonnier, avec Jaïm qui m’a rejoint. Le poissonnier n’est pas étonné de nous voir arriver et n’est pas étonné non plus que la machine soit en panne. Avec un sourire au coin des lèvres il nous dit : « Avec jaïm, les machines sont toujours en panne !! Mais j’arrive dans 5 minutes ». Jaïm retourne au lavoir, je continue mon chemin.

Au bout de la rue de Hodimont, je rencontre d’une jeune fille du Club. (« Club des filles », école de devoirs du quartier, n.d.l.r.) Un peu de papotes. Quand je lui propose le portrait, elle se montre au départ quelque peu réticente à ce que je la prenne en photo dans la rue. J’insiste un peu, elle regarde rapidement autour d’elle, vérifie qu’elle ne connait personne. Et 3 clichés sont pris… Elle choisit celui qui lui plait.

, Au coin de la rue du Bosquet et de la rue Fyon, j’aperçois ,en contre-bas, un homme, cheveux blanc et long manteau anthracite. Il discute avec deux enfants en vélo et puis continue sa route. Il descend, doucement. Je le rejoins. Et je lui adresse la parole. Je lui explique en quelques mots le projet, lui parle des portraits. Il n’est pas contre un cliché mais ajoute qu’il vit au dessus du quartier de Hodimont dans le quartier Paradis. Mais qu’importe les frontières sectorielles, il traverse tous les jours le quartier et a des tas de choses à raconter.

On descend ensemble la rue et je me laisse guider par son rythme, par ses paroles. Il me parle de son travail au charbonnage de Micheroux, de ses balades journalières, des balades bien plus longues qu’il faisait jusqu’à Liège, des 665 rues de Verviers dont il connaissait tous les noms, des morceaux de plan de Verviers entreposés dans une boîte, de son accent grec, de ses voisins turcs (« de vrais amis »), de sa femme belge germanophone.

Et puis au coin d’une autre rue, arrive Saïda. Présentations. La marche s’arrête mais l’échange continue à trois. Le moment des clichés, l’échange d’adresses. Quelques mots encore autour de la religion : « la religion sépare les hommes », dit-il. Lui n’a pas de religion, il croit en l’être humain, en la vie. L’homme s’excuse d’avoir beaucoup parlé, nous remercie de l’avoir écouté et préviendra sa femme que je viendrai leur rendre visite... avec un dictaphone.

Au bout de la rue Saucy, sur la dalle à côté du Pont Parotte, 5 jeunes gens se tiennent debout et observent des enfants jouant au foot. Ils repèrent mon appareil photos et demandent si je peux les prendre en photos. Je leur explique le projet et 4 d’entre eux offrent leurs portraits. Deux parmi eux vivent rue Saucy et ils disent souvent être postés là.

Hodimont par ses rues

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