Verviers : carte de Hodimont
Projet « Hodimont en V.O. » par Des Images et Le CAP

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Wild is the wind

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Accueil du site // Wild is the wind // 03 Tintin et Haddock passent la frontière

Alors, voilà : c’est le grand jour, nous allons traverser la frontière. Et évidemment, en pareil cas, nous empruntons une route recommandée par les guides et toute la blogosphère. Pour aller de Bangkok au Cambodge, c’est avant tout se lever à pas d’heure (étonnant, c’est systématiquement en vacances qu’on se lève si tôt) et foncer à la gare pour attraper le train. C’est là que l’on retrouve la fine équipe des voyageurs déjà rencontrés à l’aéroport quelques jours plus tôt. Le Paris-Dakar peut commencer.

Le train démarre à 5h55. Direction, le Sud. Les Occidentaux occupent 90% des banquettes. Les banlieusards qui vont monter et descendre pour rejoindre l’école ou le boulot savent à quoi s’attendre : ils resteront debout. Nos voisins de banquette sont Allemands : Günter et Sven. Ils sont autant sympathiques qu’on peut l’être en pareille situation. Gunther et moi pourrions nous serrer pour aider une Thaïlandaise à s’asseoir à nos cotés mais il doit manquer une page au lonely planet. (- 5 points)

Pour ma part, n’ayant pas dormi du tout et voyant la perspective de se serrer comme des sardines, je laisse filer. Heureusement, le contrôleur nous demande de laisser de la place. Je ne dors plus mais justice est faite. La course commence à l’arrivée, 5h plus tard : les Italiens, les Anglaises, Gun et Sven, les Français ("Putain, quoi !’’) et le duo belge s’engouffrent dans la porte de sortie. Personnellement, je ne sais pas trop pourquoi mais cette ambiance de Fnac un 24 décembre à 17h ne me laisse pas trop de temps pour réfléchir. Tout à coup, les banquettes sont désertes (+ 5) mais c’est de toute façon le terminus. (= 0)

Quand tu sors de la gare, tu prends un tuk-tuk mais nous retenons que les premiers ne sont pas les meilleurs. On négocie et on s’en sort à 80B, ce qui nous semble au-dessus du prix (- 2) mais vu le retour d’autres plus tard, plus qu’honorable. (+5) On a déjà perdu les Teutons de vue mais une horde d’Italiens est à nos côtés. Les français ont pris l’option du camion convertible, moins cher (+ 5) mais qu’il faut en principe réserver aux locaux, moins argentés. (Donc, - 10)

On fonce sur la nationale. On se dépasse. Ca frotte. Notre tuk-tuk « Thai2626 » roule pas mal (+ 3) mais on doit refaire le plein de gaz (-10), voyant les autres passer, grand sourire énigmatique. Cette course avec juste ce qu’il faut de décor local (un bus de la Stib sur la bande de gauche ferait désordre, c’est vrai) se clôture à la frontière. Notre conducteur nous laisse au pied d’un faux bureau de douane mais malgré les protestations des gens, on flaire le machin. Au contraire des Anglaises qui perdront dans l’aventure quelques précieux dollars. (- 15)

Arrivés au bureau de sortie de Thaïlande, on fait la file. Un Japonais nous dépasse en faisant un grand sourire et un léger coup d’épaule. Il gagne 2mn15sec. (+ 4) On ressort, on passe le pont de l’amitié qui n’a jamais aussi mal porté son nom et on entre au Cambodge. Passons sur ceux qui doivent encore retirer des dollars (-5) ou qui ont déjà leur visa d’entrée (+5), nous faisons la file foreigners du Visa et celui de la carte d’immigration. On fait bien attention à rentrer dans le bureau par la gauche (conseil d’une Philippine sur un blog) même si aujourd’hui encore, je me demande pourquoi. A la sortie, Günter et Sven sont là. Parbleu, tout n’est pas perdu.

On fait la file pour le bus gouvernemental sous le préau et les Lacoste rose (une police spéciale) nous fait passer devant les Chinois comme tous les autres Occidentaux. J’hésite à refuser mais bon, voila. (- 10) Günter est au fond du bus, goguenard. Le bus démarre. Je remarque de nouveaux joueurs : deux Norvégiennes et un Polynésien, Aurélien. Bon, tout va se jouer a la sortie.

A la gare des bus de Poipet, il y a trois choix : a) le bus à 8$ et 3h, b) le mini-van à 9$ et 2h30, c) le taxi à 10$ et 2h. On hésite. On sait pas. Machin a lu que. Truc croit savoir que. Les locaux s’agitent dans tous les sens. Le polynésien se fait lâcher par les Norvégiennes. Sale temps. Le gars en a vu d’autres : Nick et moi, on le transfère. Ca nous donne une vie supplémentaire. Tout le monde a son ticket mini-van sauf nous trois. Bon.

On hésite. A 3 plutôt que 4, le prix du taxi monte. Le conducteur fait monter la sauce. On s’en sort à 13$ et un sourire de la crémière. Et le tuk-tuk à l’arrivée qui est déjà payé. Enfin, on verra. On s’apprête à partir mais voilà que Günter revient penaud : le mini van ne part que dans une heure. Il veut un taxi mais il est seul sur le coup. La dame au ticket est censée ne pas rembourser. (« no refund ») Il est comme un client qui attend sa bière devant un bar fermé.

« Viens, Aurel, on se casse ! » On est dans le taxi, qui fonce sur Siem Reap : 152 kms. Aurélien connaissait ce piège. Il avait lu le bon blog. (+20) On arrive tranquille. Enfin, le tuk-tuk refuse de le prendre gratuitement en ville vu que son adresse finale est trop loin mais le gars a de la bouteille et il reprogramme son point d’atterrissage. (+2) Nous, on tombe dans les bras de Jean-Baptiste, notre hôte. (+10)

Le lendemain, je me rends compte que j’ai perdu mon passeport dans l’aventure. (Game over)

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