Verviers : carte de Hodimont
Projet « Hodimont en V.O. » par Des Images et Le CAP

(pointeur vers le haut pour revenir à la page)

Wild is the wind

  • Vous êtes sur la partie blog du site Wild is the wind. Veuillez visiter le site pour en savoir plus. Pour ajouter un commentaire, un lien est présent en fin de cet article.

    You are currently on the blog section of the website Wild is the wind. Please, visit the site to get more information. To post some comment, you will find the link at the end of this article.

Autres articles dans cette rubrique

Recherche

Accueil du site // Wild is the wind // 04 Tintin et Haddock au bureau de police

Alors, oui, j’ai perdu mon passeport. Que faire ? Surtout, ne pas se précipiter comme deux idiots armés de couteaux dans la rue. Notre chambre d’hôte nous conseille un Belge dans la ville. Ce dernier nous donne une information de première main. Le consulat ? Il est en vacances ! Ah, oui ?! A-t-on déjà vu le père Noël aller faire du ski avec son traineau un 24 décembre ? Il paraît que a) tant que nous sommes au Cambodge, nous ne risquons rien et b) au Cambodge, tout est possible. Foi d’expatriés. Alors, il reste la police du tourisme. Une déclaration de perte, c’est le minimum syndical.

Alors, en tuk-tuk et à la police. C’est un terrible dix heures du matin et l’endroit, dans un style drapeau et bureaux sur pilotis, nous ouvre ses portes. Un regard appuyé du policier de faction nous fait hésiter : sommes-nous bien dans un bureau de police ou dans « Out of Africa » ? Une des portes est surmontée par un écriteau : Complain office. Là, deux jeunes types en uniforme du 21 juillet derrière une table. Au fond, une armoire.

J’explique. Ils se grattent le menton en sortant leur plus bel anglais. We are going to see. Je remplis un formulaire de déclaration. Dupont, pendant ce temps-là, va prendre une feuille de papier dans l’armoire. Feuille de papier qu’ils retournent en tout sens en prenant soin de ne pas la dévoiler à nos yeux. Un indice, semble-t-il. We are going to see, répètent-ils encore. Ils commencent à donner de mystérieux coups de fil en cambodgien.

Au fil des minutes, je commence à voir ce que la feuille contient. Ecrit au bic, « Emmanuel Michel Massart. Nous avons retrouvé ton passeport. Nous sommes un groupe d’Italiens à l’hôtel Tom et Jerry et sommes là jusqu’au 9 au soir. Passe-nous voir. »

A la sortie du bureau, Nick me demande si nous ne devrions pas intervenir. Négatif. La police locale est sur une piste sérieuse et il faut leur laisser le temps de faire leur travail. J’ai bien vu qu’ils ont regardé leur tableau de réussite avec une bonne dizaine de photographies montrant des touristes satisfaits, serrant la main des officiers en tenant des objets de valeur retrouvés, un bref commentaire pour décrire le zèle du corps de service, apte à déjouer tous les pièges des rascals de grand chemin.

Le temps joue pour eux.

Répondre à cet article