Verviers : carte de Hodimont
Projet « Hodimont en V.O. » par Des Images et Le CAP

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Accueil du site // Wild is the wind // 09 Tintin et Haddock discutent géographie

Alors, la Belgique ? La Belgique vue du Laos, est-ce véritablement possible ? Devant nous, des mines naviguant entre la perplexité ou un air faussement entendu. Ah, Charleroi. Belgium. Mmh. Sur les routes de campagne, nous ne passons pas inaperçu, certes. A peine assis pour siroter un thé ou un Pepsi, et voilà une grappe de gens sortis de chez eux ou du bureau pour venir s’asseoir. C’est Tintin au Laos. On a hélé un homme ou l’autre avec quelques talents pour l’anglais. Rencontre au sommet.

- Il faut que vous restiez à Champasac. C’est joli par chez nous, savez vous.
- Euh, c’est que nous pensions obliquer vers le Nord, chercher le grand A de l’aventure.
- Minute, les amis, l’aventure est toujours au coin de la rue. Etc, etc.

Je me suis préparé à ces discussions. Après quelques débuts fort peu concluants - France ? Mmh. Germany ? Mmh. Belgium ! ??? - je suis passé à la vitesse supérieure. Je garde quelques images sur mon téléphone : une carte du monde, une carte d’Europe avec un timbre-poste au milieu : la Belgique. On ne voit pas très bien Charleroi, c’est vrai. J’ajoute à mes cartes un pot pourri local : l’Atomium, le Manneken pis, la bière, Brugge, Gent,… A la grosse louche, ça vous plante un pays. J’ai sorti mon cours de géographie à deux reprises hier, avec des fortunes diverses.

La première fois, l’assemblée était captivée. C’est qu’à la sortie des bureaux de Hayng Trong, il n’y a pas souvent autre chose que la télé coincée entre deux parapluies pendus à l’aubette du quartier. Si on n’est pas trop paresseux, un tour de mobylette et au village voisin, on va se faire une partie de boules, mais sinon,… Fort de cette première rencontre au sommet, j’ai relancé la mise lors d’une halte rapide, alors que le jour déclinait délicieusement. Emporté par mon enthousiasme, je dis Pepsi à l’une des adolescentes et hop, téléphone.

A la vue de l’appareil, la grappe de fillettes plongent précipitamment derrière les caisses d’huile de soja et les bidons d’eau, en poussant des petits cris effrayés. Je me suis retourné pour voir s’il n’y avait pas quelque chose derrière moi. Rien. J’ai insisté dans mon Laotien le plus téméraire : Kwe seu Manu. Kwe mat’cha Belgium. Je remontre le téléphone. Elles courent affolées un peu plus loin.

Le patriarche, d’un œil amusé, en appelle à la raison… Les filles sortent progressivement de leur cachette, sur le qui-vive. Là, Europe. Une paire d’yeux se reflètent sur l’écran électronique. Un déclic. Elles sortent leur Samsung S4 Galaxy. Hop, photo de nous. Hop, photo de Nick avec l’une ou l’autre. Re-photo. Manu en Pepsi au bord de la route 13.

Pas sûr qu’elles retiennent quelque chose de la Belgique. Ma prochaine tentative se fera probablement avec la musique belge. Stromae, Formidable. Alors, on danse.

En-dessous de Bruxelles, pas grand-chose, c’est vrai

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