Verviers : carte de Hodimont
Projet « Hodimont en V.O. » par Des Images et Le CAP

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Accueil du site / L’association / Notre projet : mettre le cinéma dans la ville !

Qu’est-ce que ça veut dire introduire le cinéma dans la ville ? D’abord souvenons-nous que les inventeurs du cinématographe, les Lumière, ont tourné leurs premiers films dans les jardins, sur les quais de gare, dans la rue, à la sortie de l’usine, partout où la ville et ses habitants font mouvement. Ces courtes vues étaient ensuite montrées là où c’était possible ; les salles de cinéma n’existaient bien sûr pas encore. Un siècle plus tard, le cinéma n’est toujours pas entièrement une industrie. L’ASBL Des Images défend, avec d’autres, une conception ouverte de celui-ci.

Premièrement, le cinéma n’est pas affaire de spécialistes, de techniciens ou de cinéphiles. Il nous concerne tous, filmeur, filmé, spectateur, parce qu’il est traversé par des regards sur le monde, partageables, critiquables nous obligeant à nous poser face aux images, au monde et interroger notre place, notre identité. « Qui sommes-nous ? » demande chaque film de cinéma.

Deuxièmement, Tous les films ne sont pas du cinéma et le cinéma n’est pas que des films. Le cinéma implique une mise en commun, c’est-à-dire qu’il reconnaît toujours deux pôles, nous-mêmes et l’autre, pour ensuite tenter de créer du rapprochement : cette femme fatiguée par le travail en usine dans ce pays lointain, son corps, ses gestes, son désir de bonheur peuvent être transmis par le film et moi spectateur, je comprends que cette réalité-là ne m’est plus complètement étrangère. Chaque film de cinéma me dit : « j’appartiens à quelque chose de plus vaste », qui excède le temps du film, qui me poursuit dans la rue, dans les cafés, là où il y d’autres regards. Le cinéma travaille le spectateur. Il l’aide à être acteur de sa propre vie.

Nous n’avons pas besoin de toutes les images, mais bien de certaines d’entre elles, nécessaires, intimes, des images qui nous regardent. Elles ne peuvent sinon, dans la profusion, que nous fatiguer très vite parce que nous ne sommes qu’une seule personne avec deux yeux et deux oreilles. Le cinéma nous demande une humilité alors que le marché flatte notre ego en construisant un homme parfait, présent virtuellement partout et ne laissant pas de mystère. Voilà pourquoi nous avons créé Des Images. Nous ne vous demandons qu’une seule chose : la curiosité.

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