Verviers : carte de Hodimont
Projet « Hodimont en V.O. » par Des Images et Le CAP
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Fin septembre 2007, à la mort du cinéaste Paul Meyer, figure ô combien essentielle pour Des Images (et heureusement pas que pour nous), j’avais écrit un court message à un journaliste de Libération qui l’avait répercuté sur son site. Christiane Perret-By qui avait participé à l’aventure de Déjà s’envole la fleur maigre en 1959, en pleine adolescence, avait alors posté un commentaire pour signifier combien l’homme avait été important à ses yeux.
Nous avions un point commun et de fil en aiguille, un échange de lettres a débuté, au cours duquel Christiane Perret-By est revenue sur ce mois d’août 1959, la rencontre avec Paul et le film proprement dit.
Dans le film, elle jouait une jeune femme que Giuseppe, l’aîné des enfants de la famille italienne débarquée dans le Borinage, invite à danser. La séquence ne durait guère plus que quelques minutes mais elle brassait au travers d’un bal tout l’imaginaire simple du plaisir d’être ensemble, dans le mélange des nationalités et malgré le dénuement au quotidien.
J’avais la sensation dans ce que Christiane me racontait qu’il y avait quelque chose à aller chercher là : comment au cours d’une adolescence tranquille l’on en vient par le plus grand des hasards à vivre candidement de l’intérieur le tournage d’un film qui va marquer indiscutablement le cinéma et en retirer, mine de rien, une intuition politique. A 15 ans.
J’ai proposé de descendre dans le Sud de la France pour une discussion à bâtons rompus. C’était le 25 août 2008 au soir, presque un an après la mort du cinéaste, alors que son rayonnement rassemble toujours ses amis. Christiane Perret-By m’a reçue chaleureusement. J’en profite ici pour la remercier.
Emmanuel Massart
Rencontrer Paul Meyer à 15 ans : Lettre de Christiane Perret-By
Rubrique : Le cinéma de Paul Meyer
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Quand il a dit ce qu’il attendait de moi, je suis presque partie en courant. Il m’a dit : « Ecoute. Voilà : tu vas jouer le rôle d’une jeune fille dans un bal, qui trouve un jeune homme mignon, qui (...)
Ce que j’ai découvert à 15 ans avec Paul et cette scène, c’était les bidonvilles. Je ne les connaissais pas. Pour moi, cela n’existait pas. Je ne savais pas que j’habitais à côté de cela. A une époque (...)
J’étais très empruntée. J’avais le trac. Cette caméra sur moi, c’était terrible. Il me dit : « Tu es au bal. Tu vois le jeune Italien de façon aguichante. » « Comment on fait ? » Je ne savais pas, cela ne (...)
[...] Il y avait par exemple une femme enceinte en conversation avec une autre, qui s’approche à son tour et vient poser ses deux mains sur le ventre de l’autre, sentir les mouvements de l’enfant et (...)
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