Verviers : carte de Hodimont
Projet « Hodimont en V.O. » par Des Images et Le CAP

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Ce tout premier séminaire s’est moins articulé autour d’une question cinématographique mais a d’abord été l’occasion pour nous de prendre les choses plus à la racine et tenter de mettre des mots sur un certain état du monde. Avec finalement, en fil rouge, l’idée de s’adresser à un jeune de 20 ans qui doit se débrouiller avec la société d’aujourd’hui.

Toutes les pages de la rubrique « Séminaire » sont des retranscriptions de prises de parole et non des textes écrits. Le séminaire Des Images est animé par Patrick Leboutte et lorsqu’aucun nom n’est mentionné dans l’intervention, il en est l’auteur.

Articles de cette rubrique

  • 18 - Lettre d’Olivier Smolders

    Le 2006 par Des Images
    Réaction après le Séminaire I
    - L’essence du cinéma
    - Fiction et documentaire
    - L’acte démiurgique et l’acte citoyen

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  • 01 - Il faut bien commencer quelque part

    Le 2006 par Des Images
    (...) On se parle souvent et une question est régulièrement revenue et m’a donné envie de faire ce séminaire : C’est quoi avoir 20 ans aujourd’hui ? Je ne pense pas que cela soit fondamentalement différent d’il y a 20, 40, 60 ans ; il y a malgré tout quelque chose qui me chipote. (...)

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  • 02 - La fonction de l’intellectuel : construire

    Le 2006 par Des Images
    (...) Des films magnifiques, il y en a mais ils ne sont pas dans l’espace public. Ils ne sont plus comme il y a 20 ans, ou à plus forte raison, il y a 40 ou 60 ans dans l’espace public. Ce qui veut dire que pour les gens de 20 ans aujourd’hui, l’accès est plus difficile à d’autres manières d’envisager le monde et le cinéma. Il y a là quelque chose à faire. (...)

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  • 03 - Ceci est un séminaire pour réfléchir le monde

    Le 2006 par Des Images
    (...) Autre petit préalable qui est capital et fera peut-être fuir la moitié d’entre-vous. Ceci n’est pas un séminaire sur le cinéma. Plutôt séminaire avec le cinéma. (...)

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  • 04 - Décembre 95, un basculement

    Le 2006 par Des Images
    Décembre 1995, c’est la première fois que la France est paralysée à ce point depuis 1968. Plus rien ne bouge sauf des foules, sauf le peuple, sauf les ouvriers dont les journaux nous disaient depuis 10 ans qu’ils avaient disparu. Il y en avait encore 7,5 millions. (...)

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  • 05 - le rôle du cinéma

    Le 2006 par Des Images
    (...) Qu’est-ce que c’est le cinéma et en quoi concerne-t-il notre rapport au monde ? La thèse, vous la connaissez : d’un côté le marché, de l’autre, l’art. L’art comme antidote au marché. Le cinéma transforme, voilà un mot que le marché n’aime pas trop. Il faut si l’on veut réfléchir à tout cela savoir à quel moment nous parlons. (...)

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  • 06 - Le marché : vendre, séparer. La peur et l’individu

    Le 2006 par Des Images
    (...) En dix ans, nous sommes passés d’un beau leurre, un projet collectif construit ensemble, à l’état d’individu ; de l’espace du bien commun à l’espace public privatisé. Chacun représente à lui tout seul l’espace à l’exclusion de tous les autres. (...)

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  • 07 - La Star Academy : la déliaison, le produit, le prof

    Le 2006 par Des Images
    (...) Le pédagogue accompagne quelqu’un pour lui permettre de faire son expérience, d’en tirer quelque chose, de sortir tout cela. Ce n’est pas imposer un format. Comparons le pédagogue grec à Kamel Ouahli, la figure absolue du prof aujourd’hui. La révolution copernicienne, c’est d’avoir basculé dans le marché. (...)

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  • 08 - La tendance classique du cinéma : voir pour faire

    Le 2006 par Des Images
    « Voir pour faire », c’est le mythe de la caverne de Platon. J’ai vu le film avant de le faire. Je l’ai pensé, je l’ai dessiné, je l’ai découpé, je l’ai story-boardé, je l’ai dialogué, j’ai choisi les acteurs. Le travail du cinéaste est d’illustrer ce qui a été prévu. Il s’agit de rendre le produit fini conforme à ce qu’on en voulait. Il peut évidemment se passer des choses en route et de grands cinéastes avaient besoin de tout dessiner mais s’autorisaient de jouer avec les imprévus ou à filmer leur rapport avec leurs sujets. C’est une première tendance, dominante : c’est celle-là qui intéresse l’industrie.

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  • 09 - L’autre tendance du cinéma : faire pour voir

    Le 2006 par Des Images
    L’autre tendance, c’est faire pour voir. Faire le film pour pouvoir le voir parce que je ne sais pas à l’avance ce qu’il va être. Je sais de quoi cela parle. Je sais ce que j’ai envie de faire. Je sais pourquoi je le fais. J’ai préparé bien sûr. Mais j’ai besoin de faire le film pour le mettre à l’épreuve des faits. Peut-être qu’en cours de route, je vais tomber amoureux de l’actrice. Cela pourrait tout changer. Le film ne sera pas forcément ce qu’il était au départ. Je vais peut-être le détester, cet acteur.

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  • 10 - Le cinéma sert à filmer du lien

    Le 2006 par Des Images
    Il m’arrive d’être touché par quelque chose qui rappelle un bout de mon histoire, me touche et m’aide à comprendre, réveillant des choses enfouies. Subitement, je me sens lié à quelqu’un qui est sur un écran. Créer un espace commun. Pour qu’il y ait cinéma, il faut du jeu. Au sens ludique mais aussi mécanique, comme entre deux poulies. L’essentiel de l’industrie ne souhaite évidemment pas qu’il y ait du jeu. Ce qu’il y a de beau dans ce que je viens de vous raconter c’est qu’il y a une utopie concrète, réalisable tout de suite. Le cinéma et l’art sont l’un des derniers lieux sur la planète où les choses peuvent encore se transformer.

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  • 11 - L’« Evangile selon Saint Matthieu » de Pier-Paolo Pasolini

    Le 2006 par Des Images
    Ce qui m’a toujours frappé dans cette séquence, c’est qu’elle ne concerne pas que la figure du Christ mais aussi la mère. Tout est fait pour que je puisse m’intéresser à Marie. Dans les autres versions, à ce moment-là de l’histoire, Marie est toujours dans le même plan que le Christ. Comme dans la peinture. Pasolini a construit la scène sur deux pôles, deux blocs : le bloc Christ et le bloc Marie qui ne sont jamais dans le même plan. C’est le montage qui les met en relation. C’est la première fois dans un film que je vois la relation entre le Christ et Marie.

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  • 12 - « Jaguar » de Jean Rouch

    Le 2006 par Des Images
    Jean Rouch, à peu de choses près, tournait seul. Nous sommes loin de la mythologie du cinéma hollywoodien ou même du cinéma d’auteur européen habituel. Un homme porte une caméra et un autre porte le micro quand il y en a un. Et puis, des gens devant. Cela fonctionne vraiment à la relation. L’histoire du film que je vais vous montrer est très particulière.

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  • 13 - L’auteur est collectif

    Le 2006 par Des Images
    Finalement, il y avait un outil, une caméra. Cet outil appartient à tout le monde : il suffit de s’en saisir. J’aime bien cette idée que dans un film, l’auteur est celui qui fait quand il fait. C’est Jean Rouch quand il tourne, c’est eux quand ils parlent, puis c’est le monteur quand il fait le montage. Il n’y a pas d’auteur unique. Nous sommes avec des gens qui sont pris dans un processus. D’une certaine façon, l’auteur ici est collectif. Et l’auteur, c’est le cinéma.

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  • 14 - Le geste et l’action

    Le 2006 par Des Images
    On te dit : « le cinéma, c’est une belle histoire, un beau scénario ». On te définit le cinéma comme septième art, c’est-à-dire en référence à. La littérature, la peinture,… Ce qui m’intéresse, c’est de définir le geste artistique. Tu peux définir ce geste et parler autant de cinéma que de peinture ou de littérature. Mais ensuite, il y a une spécificité. L’outil propre du cinéma, c’est une caméra. Ce n’est pas un pinceau.

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  • 15 - Faire ne va pas de soi

    Le 2006 par Des Images
    Dès que quelqu’un vous dit : d’un côté il y ça et de l’autre il y a ça, c’est foireux. C’est un peu caricatural et schématique. Je dis cela parce que nous n’avons que quelques heures et il faut se faire comprendre. Evidemment, il y a des gens entre les deux, qui voyagent de l’un à l’autre. Ce que j’essaie de définir là-dedans, c’est tout de même l’idée de processus. C’est en faisant que l’on va trouver les choses. L’acte de faire est ce qui va révéler pour le cinéaste dans son rapport au monde, une attention au sujet, ce genre de choses.

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  • 16 - Fiction et documentaire

    Le 2006 par Des Images
    André Romus Il y a quelque chose qui m’échappe lorsque tu parles de cinéma et j’ai l’impression que tu parles toujours de documentaire. Je suis complètement d’accord avec ce que tu dis pour le travail (...)

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  • 17 - Mieux comprendre qui l’on est

    Le 2006 par Des Images
    Ce qui est très beau et qui fait la complexité de la chose – quand je dis cela, ça énerve tous ceux qui ont du savoir – c’est que cela vient ou non, cela vient et pas chez le voisin alors que l’on regarde le même film. Cela peut arriver avec un film de merde. Cela m’arrive d’avoir des émotions, notamment quand j’étais petit, avec des films de merde. J’ai mieux compris qui j’étais avec des films de Walt Disney.

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