Verviers : carte de Hodimont
Projet « Hodimont en V.O. » par Des Images et Le CAP

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Les groupes Medvedkine de Besançon et Sochaux ont à la charnière des années 60 et 70 dessiné une utopie concrète : des ouvriers s’emparent du cinéma avec l’aide de quelques passeurs. Au final, une série de films comme autant de possibles embrasant l’époque et le spectateur.

Toutes les pages de la rubrique « Séminaire » sont des retranscriptions de prises de parole et non des textes écrits. Le séminaire Des Images est animé par Patrick Leboutte et lorsqu’aucun nom n’est mentionné dans l’intervention, il en est l’auteur.

Articles de cette rubrique

  • 011 - Lettre d’Olivier Saussus

    Le 5 février 2005 par Des Images
    Réaction au Séminaire II
    - Comment faire du cinéma aujourd’hui ? Je crois que les expériences de certains seraient un bon apport : comment avez-vous fait ?
    - Comment, avec nos idéaux, s’adresser à la majorité ?

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  • 01 - Autour de la sortie du film « La chute »

    Le 1er février 2005 par Des Images
    (...) J’ai du mal à m’intéresser aux 7 derniers jours d’Hitler alors qu’il y a 2 semaines, Le Pen a déclaré que la chute de 6 millions de personnes était sujet à caution. Nous connaîtrons donc bientôt mieux la fin d’Hitler que celle de 6 millions de personnes. (...)

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  • 02 - L’essence du cinéma : pureté ou impureté ?

    Le 1er février 2005 par Des Images
    Le mois dernier j’ai essayé de définir ce qu’était un geste de cinéma, un geste documentaire. Des objections sont venues comme la lettre d’Olivier Smolders : « tu utilises, me dit Olivier, la formule l’essence du cinéma, c’est une formulation ambiguë parce qu’elle laisse entendre qu’il y a peut-être quelque part du cinéma à l’état pur. » Je revendique la formule « l’essence du cinéma », mais je n’ai jamais parlé de cinéma à l’état pur. Je suis un peu condamné à essayer de définir ce qui serait de l’ordre d’une essence cinématographique parce que, lorsque je vais au cinéma, ce que je cherche, je ne le trouve plus. Quelque chose ne va pas. (...)

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  • 03 - Le geste documentaire. L’exemple de « La comtesse aux pieds nus » de Mankiewicz.

    Le 1er février 2005 par Des Images
    Je vois ce que j’appelle un geste documentaire dans par exemple La comtesse aux pieds nus de Mankiewicz dont j’aimerais vous montrer un extrait. En le revoyant récemment, une séquence que je n’avais jamais vue ainsi me paraît investie du geste documentaire alors que nous sommes à Hollywood en 1954 avec Ava Gardner et Humphrey Bogart et l’on pourrait se dire que nous sommes très loin du séminaire I. (...)

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  • 04 - Dialogue entre Olivier Smolders et Patrick Leboutte autour de la maîtrise et de l’ouverture du cinéaste face à sa matière.

    Le 1er février 2005 par Des Images
    (Olivier Smolders)
    - Il y a deux questions différentes. Il y a la question de l’opposition entre le documentaire et la fiction : est-ce qu’elle est pertinente ou pas ? Ce que j’essaye d’expliquer dans la lettre c’est qu’elle n’est pas pertinente dans la mesure où (et c’est devenu une lapalissade) tout documentaire fictionnalise et toute fiction documentarise. Je pense qu’on va s’accorder assez facilement là-dessus. Au-delà de ça, j’émettais une suggestion de définir autrement ce qu’est le geste documentaire et le geste de la fiction. (...)

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  • 05 - Le cinéma expérimental comme limite du triangle filmeur-filmé-spectateur ?

    Le 1er février 2005 par Des Images
    (Philippe Simon) Par rapport à la remarque de l’essence du cinéma, je repensais à cet espèce de trio infernal entre guillemets (celui qui filme, celui qui est filmé et celui qui regarde). Le cinéma part de ce geste documentaire et tu le retrouves dans le domaine beaucoup plus large qui implique la fiction. Mais quid de l’expérimental, c’est-à-dire finalement lorsque celui qui est filmé n’y est plus, c’est-à-dire tout ce qui serait de l’ordre de grattage de pellicule, recherche plasticienne, etc. ? (...)

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  • 06 - La disparition du pôle spectateur ou filmeur dans certains films. Une conviction.

    Le 1er février 2005 par Des Images
    Je vais même aller plus loin : « ce geste est-il si différent de celui du peintre, du sculpteur, etc. ? » C’est une tentative de voir que l’essence entre guillemets (je trouve que le terme n’est pas génial), que l’essence, la spécificité du geste cinématographique est proche du geste pictural ou sculptural. Bref, il s’agit d’une expérience artistique. Il y a malheureusement beaucoup de films sans expérience artistique. Il y a malheureusement beaucoup de choses, de produits qui nous sont proposés délibérément dépossédés de toute expérience artistique.

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  • 07 - L’histoire des Medvedkine (I)

    Le 1er février 2005 par Des Images
    Alors, du coup, des liens se sont créés et à un moment donné, une grève plus longue que les autres (1967, décembre) a poussé ces ouvriers en question à s’emparer de cet outil culturel, le cinéma, qui leur servirait à être un peu plus à égalité avec le patron lorsqu’ils auraient à négocier avec lui.

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  • 08 - L’histoire des Medvedkine (II)

    Le 1er février 2005 par Des Images
    C’est simplement du cinéma. Tout ce qui était posé au début va changer. Il faut simplement que nous spectateurs éprouvions l’expérience singulière, la traversée d’un temps qui ne nous appartient pas, d’un espace qui n’est pas le nôtre, d’un regard qui n’est pas le nôtre. Ce sont les ouvriers qui, de l’intérieur, donnent leur version des faits et leurs images.

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  • 09 - Commentaire de « Classe de lutte »

    Le 1er février 2005 par Des Images
    Il y a du désir qui passe à force de filmer cette femme : elle cesse de plus en plus d’être une ouvrière pour devenir de plus en plus femme. Elle qui au début n’était qu’une voix sans corps après tout (dans les premières interviews, on entend sa voix, mais à l’image on voit des plans qui ne sont même pas toujours d’elle) rentre progressivement dans le film en tant que corps parlant : c’est sa voix qui parle et c’est son corps que l’on voit quand elle parle.

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  • 010 - Le récit épique et l’abandon du sujet (Réflexions collectives sur « Classe de lutte »)

    Le 1er février 2005 par Des Images
    Avec quelqu’un qui viendrait de l’extérieur pour les filmer - pas nécessairement un bourgeois -, le travail, la vie au travail, les conditions de travail seraient mis en avant. Et eux, en étant à l’intérieur, ils s’en détachent complètement. (...)

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