Verviers : carte de Hodimont
Projet « Hodimont en V.O. » par Des Images et Le CAP

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Toutes les pages de la rubrique « Séminaire » sont des retranscriptions de prises de parole et non des textes écrits. Le séminaire Des Images est animé par Patrick Leboutte et lorsqu’aucun nom n’est mentionné dans l’intervention, il en est l’auteur.

Articles de cette rubrique

  • 01 - Le cinéma des Dardenne - Il a fallu rompre et repartir à zéro

    Le 12 juin 2005 par Des Images
    Je pense à vous, film qui a connu un échec monumental. Ils l’ont très mal vécu à l’époque mais cela leur a permis de comprendre quelque chose : il fallait rompre. Il fallait rompre avec un certain modèle du cinéma culturel. Ils ont eu peur en se disant : « Tout cela est trop grand pour nous. On y arrivera jamais. On a eu peur du scénariste : Jean Gruault. » Jean Gruault effectivement était un grand scénariste et a travaillé notamment avec Truffaut et Resnais. Un scénariste imposé par la production. Sans Gruault, ils n’auraient pas eu l’argent pour faire le film. [...]

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  • 02 - Le cinéma des Dardenne - Filmer documentairement la fiction

    Le 12 juin 2005 par Des Images
    L’angle de la caméra par exemple. On a beaucoup dit qu’elle traque ses personnages. Et de conclure qu’il y a là effet de réel, c’est-à-dire « faire reportage ». Je pense pour ma part que c’est plus compliqué et plus cinématographique que ça. D’abord, le reportage ne se fait pas, la plupart du temps, avec cette nervosité-là. S’il y a une référence, elle est plutôt du côté du cinéma documentaire des années 60, le cinéma direct. (...)

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  • 03 - Petite histoire du documentaire - Avant 1945

    Le 12 juin 2005 par Des Images
    D’abord rappeler qu’aujourd’hui, voir dans des salles de cinéma un documentaire, c’est quelque chose de nouveau. Jusqu’à 1945, le documentaire est une branche pauvre chargée d’une mission : il doit servir. (...)

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  • 04 - Petite histoire du documentaire - A partir de 1945 : plonger dans le réel

    Le 12 juin 2005 par Des Images
    Le critique André Bazin écrit à l’époque du Voleur de bicyclette de Vittorio De Sica (en 1946 NDLR) : pas d’acteur, pas de musique, pas de décor, pas d’histoire, que du cinéma ! Quand on voit le film, on se rend que Bazin a anticipé le cinéma à venir. Car le film est bel et bien fait avec personnages, histoire classique, musique mais tout cela est plongé dans le vrai Rome de l’époque. (...)

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  • 05 - Petite histoire du documentaire - « Stromboli » de Roberto Rossellini

    Le 12 juin 2005 par Des Images
    La question de ce cinéma des années 50, c’est comment raccorder entre le récit, la fiction, et le monde d’après les camps, tragique et énigmatique. Ce n’est plus le scénario qui règle le conflit des personnages, c’est le monde réel dans lequel sont projetés ces corps d’acteur. C’est ainsi que peut-être les conflits vont se résoudre. C’est l’expérience proposée au spectateur : se plonger dans la matière du monde. C’est un cinéma où les personnages sont filmés comme des personnes. (...)

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  • 06 - Petite histoire du documentaire - Des années 60 aux années 80

    Le 12 juin 2005 par Des Images
    C’est le moment où on commence à parler de « documentaire de création » qui donne un allant culturel au documentaire et le sort de l’illustration ou du reportage. Il fallait dire qu’un cinéaste documentaire est aussi un auteur. Ceux qui se revendiquent de cette notion d’auteur ont un passé de cinéaste militant et donc chargé de visions collectives. Ils viennent d’un cinéma du « nous » et demandent à présent à être reconnu en « je ». (...)

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  • 07 - Petite histoire du documentaire - Aujourd’hui, se mettre en jeu et en je

    Le 12 juin 2005 par Des Images
    Pour riposter à cette absence revendiquée de l’auteur, des cinéastes se mettent dans les images qu’ils filment. Manière de signer deux fois plutôt qu’une leurs films. La présence tangible, visible du documentariste lui-même comme partie prenante de ce qu’il filme. Il ne filme plus une matière réelle, mais l’usage qu’il en a en impliquant son propre corps dans le plan. Quand il ne se montre pas, il filme lui-même. Je suis frappé par la multiplication des cinéastes opérateurs. Les cinéastes qui sont leur propre caméraman et preneur de son. (...)

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  • 08 - « L’argent raconté aux enfants et à leurs parents » de Claudio Pazienza

    Le 12 juin 2005 par Des Images
    Tous les films de Pazienza ont pour point commun d’avoir comme acteurs centraux : lui, son père et sa mère. Le thème des films est l’argent, la bière ou la Belgique. A chaque fois, ce sont les trois mêmes. L’idée est de mettre en relation le point de vue familial avec un état ou une question du monde. (...)

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  • 09 - « Georges de la Tour » par Alain Cavalier

    Le 12 juin 2005 par Des Images
    Il s’agit d’une commande d’un grand musée de Paris qui présentait une exposition du peintre. Plutôt que de faire un catalogue d’exposition comme il est de coutume, ils vont faire une cassette vidéo, un film. Ce sera l’œuvre de Cavalier la plus vue du public. D’autant plus que ce film a été vendu avec un exemplaire de Télérama tiré à 300.000 exemplaires. C’est Cavalier lui-même qui avait fait cette suggestion d’un catalogue en vidéo aux responsables du musée. On sort des structures classiques de financement. (...)

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  • 10 - Alain Cavalier versus Michael Moore ou André Mordant et l’époque de la RTB

    Le 12 juin 2005 par Des Images
    Cavalier est un bon exemple mais je ne sais pas si l’on peut le généraliser. Si l’on prend Michael Moore, il authentifie son image mais parallèlement, il n’y a pas beaucoup en plus. Je n’aime pas du tout son procédé... S’il est à l’image ou en voix off, il y a peu de différences. Je pense à Bowling for Columbine où il y a l’institutrice après la mort d’un enfant qui se met à pleurer par la situation mais aussi par la présence du cinéaste qui a ce qu’il veut. (...)

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  • 11 - De l’individu au collectif par le jeu / « Entretiens filmés » de Boris Lehman

    Le 12 juin 2005 par Des Images
    On dirait deux pieds nickelés qui essaient de parler de cinéma mais qui n’y arrivent pas parce que le réel interagit et cela devient comique finalement. Un espace de jeu se crée au fur et à mesure. C’est sûr que le cinéaste le maîtrise mieux que moi, qui ne suis pas acteur mais que l’on plonge dans ce dispositif et qui va bien devoir jouer à son tour. (...)

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