Liège : boulangerie chez Dominique Arnold de Sainte-Walburge, janvier 2010
par Delphine Fedoroff
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Rubrique GE n°01 - le cinéaste Benoît Dervaux Le 16 août 2008
Tu peux faire confiance à un gamin, il peut voir un film… si tu peux aussi lui apprendre le sens de l’image. Il peut aussi découvrir par lui-même, mais si ce travail n’est pas fait… C’est ce que tu disais tout à l’heure, (...)
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Il y a vraiment un cinéma à deux vitesses qui s’installe, avec de moins en moins de chance pour les tous petits films distribués, parce qu’ils ne tiennent pas la route au niveau de la distribution. Financièrement. Parce (...)
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C’était extrêmement perturbant parce que plus le film avançait, plus il devenait volubile… C’était un gars qui avait été hospitalisé dans la douleur, face à sa famille d’abord puis avec la psychiatrie. Je suis resté ainsi (...)

En mars 2005, pour son premier anniversaire, l’ACA, l’Amicale des Cinéphiles Amoureux de Liège avait accueilli à la salle de l’An Vert le cinéaste Benoît Dervaux pour montrer son deuxième film, La devinière (2000). « La devinière » est d’abord une institution psychiatrique du côté de Charleroi qui héberge depuis 1976 des fous rejetés d’autres institutions et risquant avant tout cellule et camisole chimique. « La devinière » a d’emblée basé son existence sur la possibilité d’offrir un espace de vie et laisser à ses habitants la latitude suffisante pour se sentir chez soi. Equilibre fragile que le film de Dervaux montre tout en étant lui-même, débarqué là-bas, un étranger devant trouver sa place dans le rythme plus général de l’ensemble. La devinière, donc, est le résultat de cette lente rencontre et de la volonté d’être avec ces gens.
Nous avions un enregistreur son le soir de la projection pour capter ce qui reste une magnifique discussion collective avec le film et son auteur, débordant finalement son sujet de départ pour parler du désir de faire du cinéma aujourd’hui, de la télévision et de la montée sauvage de nouvelles façons de montrer des films, dont l’ACA est bien sûr un exemple à Liège.
Nous avons choisi de publier de larges échanges de cette soirée de mars 2005, trouvant là l’occasion de débuter notre envie de paroles approfondies même si le canevas de départ – aller chercher des gens et des pratiques extérieurs au cinéma mais qui le rencontrent ou le réfléchissent – n’est pas respecté. C’est qu’il faut bien partir de quelque part, c’est-à-dire de là où nous sommes, avec l’inévitable évidence d’être en terrain plus connu.
Manière de redire aussi notre admiration pour le travail de Benoît Dervaux, cinéaste qui avait déjà inauguré avec nous Regards documentaires, ciné-club mensuel à l’Aquilone de Liège qui a aujourd’hui laissé la place à « Images sauvages ». C’était alors Gigi, Monica et… Bianca, son tout premier film. Bonne lecture.
Grand merci à Karim, Pierre, Gaël, Frédéric et Frédéric, ceux de l’ACA à l’époque
Le site de l’Amicale des Cinéphiles Amoureux
Travail photographique de Fanette Bruel sur « La devinière »
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Mon petit pari était plutôt de faire un film sur un sujet assez délicat, sans commentaire, sans avoir recours à l’explication sur la maladie mentale. On pourrait faire un autre film avec le personnel. (...)
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C’était extrêmement perturbant parce que plus le film avançait, plus il devenait volubile… C’était un gars qui avait été hospitalisé dans la douleur, face à sa famille d’abord puis avec la psychiatrie. Je (...)
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